Artigo publicado pela revista Caros Amigos em março de 2017
Guiana-Caiena se insurge contra exploração colonial francesa
Artigo publicado pela revista Caros Amigos em março de 2017
Artigo publicado pela revista Caros Amigos em fevereiro de 2017
Artigo publicado pela revista Caros Amigos em janeiro de 2017
Artigo publicado pela revista Caros Amigos em dezembro de 2016
Artigo publicado pela revista Caros Amigos em novembro de 2016.
Edições digitais da revista Retrato do Brasil, dirigida pelos jornalistas Raimundo Rodrigues Pereira e Armando Sartori
Poète, enseignant, essayiste, dramaturge et homme politique anticolonialiste, il est l’un des créateurs du mouvement politico-culturel antiraciste de la Négritude, membre du Parti communiste français et fondateur du Parti progressiste martiniquais.
Normas editoriais
Professeur, avocat, syndicaliste, homme politique et journaliste, il fut le fondateur de la Confédération des Travailleurs d’Amérique latine et du Parti populaire socialiste mexicain et s’est distingué dans les débats publics de la période post-révolutionnaire
El pensamiento de Mariátegui La Escena contemporánea Siglo XXI, recoge las ponencias que se presentaron en el Simposio Internacional convocado y organizado por la Cátedra José Carlos Mariátegui, organizado por Sara Beatriz Guardia, que se realizó el 14, 15 y 16 de junio, 2021, con el objetivo de reflexionar la realidad de América Latina, y debatir las propuestas teóricas del pensamiento social, cultural, político, económico y filosófico de Mariátegui. Es decir, asumir desde esta perspectiva los problemas actuales, y escribir La Escena contemporánea siglo XXI.
Historien et professeur, il est à la tête du mouvement pour l’indépendance de Trinité-et-Tobago, dont il est Premier ministre pendant deux décennies. Il se distingue également comme l’un des marxistes à avoir mis en lumière les liens entre l’esclavage en Amérique et le capitalisme Par Gustavo Velloso* [Traduction du portugais : Aloys Abraham, Emma Tyrou, Félix Gay, Jean-Ganesh Faria Leblanc, Laure Guillot-Farnetti] WILLIAMS, Eric (trinidadien; Port-d’Espagne, 1911 – Port-d’Espagne, 1981) Vie et pratique politique Eric Williams (1911-1981) est né dans la capitale de Trinité-et-Tobago, au début du XXe siècle, alors que le pays était encore une colonie spécialisée dans la production de cacao, de sucre, de noix de coco et d’huile pour approvisionner l’empire britannique. À cette époque, le passé esclavagiste était encore bien vivant, et avait laissé en héritage à cette société coloniale différentes formes d’exploitation du travail et une masse de travailleur·es, majoritairement noir·es, pauvres, analphabètes et sous-payé·es. L’administration coloniale fonctionnait selon le système de la « colonie de la couronne » (« crown colony system »), qui empêchait les autochtones d’élire leurs propres représentant·es au Parlement britannique. Une grande partie du pouvoir politique était concentrée entre les mains d’un seul homme – George Ruthven le Hunte (1908-1975) -, représentant du monarque anglais et dirigeant local. Issu d’un milieu familial modeste, Eric Williams était le fils d’un petit fonctionnaire de la poste de la ville. Du côté maternel, le futur historien hérita d’une ascendance métisse aux racines africaines et françaises. Son enfance fut marquée par de nombreuses difficultés matérielles pour la famille, ponctuées toutefois de périodes plus clémentes. Élève brillant à l’école primaire, il obtint en 1922 une bourse pour entrer au prestigieux Queen’s Royal College [Collège royal de la Reine] de la capitale trinidadienne. Il demeura à Port-d’Espagne jusqu’en 1932, année où il décrocha l’une des rares places réservées aux étudiants caribéens souhaitant être transférés à Oxford ou à Cambridge, en Angleterre. Au cours de ces années d’études précédant le voyage, il rencontra l’historien, journaliste et militant socialiste Cyril Lionel Robert James, également trinidiadien, dont les idées politiques le marquèrent et avec qui il traversa l’océan Atlantique. À Londres, il s’engagea dans des études d’histoires à Oxford. Il y établit des contacts avec un cercle radical d’intellectuels noirs anticoloniaux, qui comprenait, entre autres, les révolutionnaires Kwame Nkrumah et George Padmore, ainsi que James lui-même. Après avoir excellé dans les cours d’histoire moderne, Eric Williams s’orienta vers la recherche historique, obtenant un doctorat en 1938. Un an plus tard, il commença à enseigner à l’université Howard de Washington (États-Unis), où il vécut jusqu’en 1948. Durant cette période, il participa activement aux débats sur les horizons qui s’ouvraient pour les pays caribéens – dont l’indépendance approchait. Entre 1943 et 1955, il fut membre de la Commission anglo-américaine pour les Caraïbes [Anglo-American Caribbean Commission], destinée à promouvoir le développement économique et politique des îles de l’archipel. Entretemps, Eric Williams était retourné à Trinité-et-Tobago (1948) et avait pris la tête d’un mouvement non-violent pour l’indépendance politique du pays. En 1956, après des négociations avec la Grande-Bretagne, Trinité-et-Tobago obtint le droit de s’autogouverner concernant les affaires intérieures. La même année, Williams contribua à la fondation du Mouvement national populaire [People’s National Movement], un parti politique dont l’objectif était de mener à bien le projet d’indépendance. Nommé au poste de Premier ministre de la Fédération des Indes occidentales (1959-1962) – qui, outre Trinité-et-Tobago, comprenait alors les colonies de la Jamaïque, de la Barbade et des Îles sous le Vent –, Williams mena les négociations avec les Britanniques qui aboutirent à la proclamation de l’indépendance de son pays en 1962. Figure centrale de la scène politique de Trinité-et-Tobago, il occupa le poste de Premier ministre de l’État indépendant entre 1962 et 1981, année de sa mort. Ses efforts à la tête de l’État de Trinité-et-Tobago furent particulièrement importants dans le domaine de l’éducation et de la modernisation de la structure productive nationale, à travers la diversification agricole et industrielle. Cependant, il conduisit cette transformation en ouvrant le pays aux capitaux étrangers. Cela valut à Williams une réputation de dirigeant modéré et certaines critiques de la gauche (ainsi que la prise de distance définitive de C.L.R. James). L’un des épisodes les plus représentatifs de la gravité des tensions entre Eric Williams et l’aile radicale des milieux socialistes de Trinité-et-Tobago se produisit à partir de 1970 : mené par le mouvement Black Power, une vague de protestations contre le taux de chômage élevé et la présence d’entreprises étrangères dans le pays entraîna une escalade drastique de la violence. Bien que le dirigeant du pays se soit initialement déclaré favorable aux revendications des militant·es, son soutien ne suffit pas à contenir les protestations. Après la proclamation d’une grève générale et l’adhésion d’une partie de l’armée au mouvement, qui commença à réclamer la démission du Premier ministre, Williams déclara l’état d’urgence (qu’il suspendit lui-même en 1972), et fit réprimer les manifestant·es, allant jusqu’à demander l’intervention des États-Unis pour calmer la situation (demande qui ne fut pas suivie d’effet). En raison de son rôle de premier plan dans le processus d’émancipation politique de son pays natal, de sa production en tant qu’intellectuel et de son action en tant qu’homme d’État, Eric Williams est considéré comme l’une des figures les plus influentes de l’histoire de Trinité-et-Tobago, et comme un « père de la nation ». Il a reçu de nombreuses distinctions nationales et internationales, tant pour ses efforts de rapprochements bilatéraux avec divers pays périphériques du système capitaliste que pour le pragmatisme de son gouvernement – qui s’est traduit par la coopération avec les pays du bloc capitaliste pendant la guerre froide. Il est décédé chez lui dans son sommeil, à l’âge de 69 ans, en mars 1981. Contributions au marxisme L’engagement marxiste d’Eric Williams ne peut être qualifié de “théorique”. Il ne s’est jamais soucié de se rattacher à tel ou tel courant marxiste, de soumettre ses idées à l’épreuve d’un concept ou d’une catégorie spécifique du matérialisme historique, ni même de fonder sa production écrite sur ceContinuar lendo “Le marxisme d’Eric Williams”
“Instruções para um levante armado”, de Auguste Blanqui (1866) é um manual que detalha táticas para se construir revoltas populares armadas, tratando da necessidade de organização e método para a efetivação de levantes populares. A presente tradução, de Yuri Martins-Fontes, foi publicada na Revista Mouro/Núcleo de Estudos d’O Capital, São Paulo, n. 6, janeiro de 2012.
04 Ponto de Vista Por que crescer é ruim?O governo quer brecar a economia e Dilma e Serra parecem não ter o que dizer a respeito 08 Só os buracosNa mineração, geralmente é o que sobra. Os municípios de Minas e Pará, no entanto, esperam que a nova regulamentação do setor mude essa situação [Gabriela Guedes] 12 Muito além da tecnologiaAo deixar o ministério, Hélio Costa criou o sistema brasileiro de rádio digital. E legou ao mercado a definição do modelo [Jonas Valente] 14 O grande jogo da bola e sua criseO esporte mais popular do mundo agiganta suas finanças enquanto, em campo, apequena-se cada vez mais [Antonio Martins] 26 Quem diz o que quer…O Departamento de Estado americano mete a colher, e a China recomenda: cuide do próprio quintal quando tratar de direitos Humanos [Flávio Dieguez] 28 Uma revolução morenaNos EUA, a população hispânica cresce e se mobiliza, tornando-se a mais nova força política do país [Yuri Martins Fontes] 32 A ratoeira da guerraSob a égide americana da “legítima defesa”, o Paquistão vive um conflito silencioso. Que tende a piorar [Flávio Dieguez] 38 Gritos e sussuros soltos no arGianfrancesco Guarnieri é homenageado no teatro pela atriz Georgette Fadel, com arranjos musicais de Edu Lobo e Carlos Lyra [Izaías Almada] 40 O ladrão de pernas de borrachaBiografia do bandido ítalo-paulistano Gino Meneghetti reavalia lendas sobre o personagem, mas não analisa a cidade que lhe serviu de palco [Julia Andrade e Maurício Cardoso] 42 A atualidade de MariáteguiTardiamente publicado no Brasil, pensador peruano, cuja obra tem mais de 2 milhões de exemplaresvendidos, tornou-se referência marxista no mundo [Yuri Martins Fontes] 44 Tempo perdido…A polêmica reforma da Lei do Direito Autoral tenta corrigir atrasos sob as críticas de intermediários das obras culturais [Aloisio Milani]
06 Ponto de Vista Polarização? Que Polarização?É muito difícil escolher entre Dilma e Serra com base nas diferenças de posição que os pré-candidatos expuseram até agora 08 Eles vão levar?Os aposentados obtiveram uma grande vitória no congresso nacional. Mas será que o reajuste maior e o fim do fator previdenciário vão ser efetivados? [Gabriela Guedes] 12 O controle da riqueza imaterialUm acordo, costurado em sigilo por governos e corporações, pretende cercear a circulação do conhecimento [Antônio Martins] 18 O Leilão e o MercadoBelo Monte deve contribuir para reduzir a tarifa de energia de milhões de brasileiros. As grandes virtudes do sistema elétrico nacional, no entanto, continuam beneficiando algumas centenas de grandes empresas [Tânia Caliari] 28 as UPPs de CabralFomos ver as Unidades de Polícia Pacificadora que, criadas há um ano e meio, são a principal aposta do governo do Rio de Janeiro na segurança [Marcelo Salles e Eduardo Sá] 34 O país está em transeNa Colômbia, o candidato do presidente Uribe treme diante de Mockus, ex-prefeito de Bogotá, que concorre pelo Partido Verde [Yuri Martins Fontes] 38 O coronel está de voltaQaddafi, o presidente da líbia que estava no ostracismo há anos, ressurge como articulador dos países africanos em desenvolvimento [Flávio Dieguez] 40 Donos da bomba perdem poderFracassos de Bush e vacilações de Obama enfraquecem a posição dos EUA nas negociações queenvolvem as armas nucleares [Antônio Martins] 42 A ciência bêbadaDas estatísticas e probabilidades eleitorais, aos prognósticos médicos e mercados financeiros, todo cuidado é pouco quando o assunto é o acaso [Flávio de Carvalho Serpa] 46 Meio século de MúsicaQuase setentão, o rei Roberto Carlos, que ganhou exposição sobre sua carreira, ainda agrada velhos e novos ouvidos [Gabriel Vituri] 48 Ele faz MuseusEm entrevista, o designer Marcello Dantas diz que os museus que não se utilizam das novas tecnologias já nascem velhos [Ricardo Viel]
04 Ponto de Vista De que lado estamos?Os EUA querem o apoio do Brasil no empenho para mudar a política cambial da China, vantajosa para os americanos antes da crise 07 Só por justa causaPropostas para restringir as demissões imotivadas estão paradas no congresso por causa da pressão e setores conservadores [Gabriela Guedes] 10 Dois Brasis no alto TietêMoradores de bairros alagados pelo rio que corta São Paulo apresentam propostas em meio a ameaças de despejo [Antônio Martins] 14 O governo paga pra verNossa repórter foi ao Pará para entender a discussão em torno do projeto da hidrelétrica de Belo Monte, que opõe governo, ambientalistas e indígenas [Tânia Caliari] 22 Mataram meu filhoA associação mães de maio busca justiça pelo assassinato das vítimas do maio sangrento de 2006, após os ataques do Pcc [Andrea Dip] 26 Dá pra encarar?Obama anunciou medidas para reduzir o déficit dos EUA com o exterior. Como a balança comercial brasileira vai se sair diante desse novo cenário? [Rafael Hernandez] 30 À sombra de SaddamA eleição no Iraque foi marcada por uma grande mudança dos grupos políticos e deu a vitória a um antigo aliado do ex-ditador [Yuri Martins Fontes] 34 Por toda parteOs líderes da Europa batem cabeça com o desastre financeiro no Velho continente e deixam a Grécia à deriva e cheia de incertezas [Antônio Martins e Carolina Gutierrez] 36 Epigenômica, a nova fronteiraA decifração do genoma há dez anos não produziu as respostas esperadas, mas abriu espaço para novas teorias evolutivas [Flávio de Carvalho Serpa] 40 Distrito 9 dá de 10 em InvictusOs filmes têm visões antagônicas: um aposta na solução baseada na boa vontade dos grandes homens; o outro, na da luta dos excluídos [Antonádia Borges] 42 Símbolo da Modernização excludenteNo seu cinquentenário, Brasília abarca as contradições da beleza de sua arquitetura com o crescimento urbano desigual [Joana Mello] 44 Imagens revolucionáriasO livro Revoluções, de Michael Lowy, traz fotografias das principais batalhas que consolidaram as mudanças da história mundial [Yuri Martins Fontes]
06 Ponto de Vista É TEMPO DE MUDANÇAAs eleições são uma oportunidade de retomar o projeto de desenvolvimento independente do Brasil. É preciso mobilização popular, no entanto 09 A VELHA LUTA DE CLASSESA proposta de reduzir a jornada de trabalho que tramita no Congresso, apoiada pelas centrais de trabalhadores, enfrenta a resistência dos patrões [Gabriela Guedes] 14 PRECONCEITO CONTRA O DIFERENTEPunir quem discrimina homossexuais é saudável e democrático. Mas, no Senado, conservadores emperram a tramitação de projeto com esse objetivo [Lia Imanishi] 16 AINDA SEM RUMOCom 25 anos de Nova República, o País ainda não reencontrou o caminho do desenvolvimento nacional independente [Marcos Montenegro e Raimundo Rodrigues Pereira] 22 UM PLANO PARA CONECTAR O BRASILA universalização do acesso à internet em alta velocidade ainda não existe no Brasil. O governo quer chegar lá com o Plano Nacional de Banda Larga [Rafael Hernandes] 26 COMEMORAÇÃO E LUTANos 200 anos da independência dos países latino-americanos, passado e presente se mistura em confrontos diplomáticos [Flávio Dieguez] 34 REVOLUÇÃO OU CONSPIRAÇÃOO que a América do Sul tem a ver com as “revoluções de veludo” ocorridas no Leste Europeu nas últimas décadas? [Antonio Martins] 36 A Força do desastre socialA atuação da comunidade internacional no Haiti têm sido um fracasso e só faz prolongar a longa crise econômica e social do país [Yuri Martins Fontes] 40 A retomada atômicaA energia nuclear não faz sentido técnico no Brasil. Nos EUA, no entanto, Obama encerrou mais de 30 anos de moratória na construção de usinas atômicas [Flávio de Carvalho Serpa] 44 Humberto Teixeira sai da garrafaEm cinebiografia produzida pela filha, Denise Dummont, o Doutor do Baião e maior parceiro de Luiz Gonzaga recebe o merecido reconhecimento [Gabriel Vituri] 46 Pegadas da poesia no asfaltoReinventando a si próprio e à cidade, Marcus Vinicius Faustini estreia com o livro Guia afetivo da periferia, refazendo suas andanças no subúrbio carioca [Leandro Saraiva] 48 Quero recriar o cotidiano, mobilizar e ser popAlém de escritor, Faustini é diretor de teatro, de cinema e secretário de Cultura de Nova Iguaçu (RJ). Um cara múltiplo, como você confere nessa entrevista [Leandro Saraiva]
06 Ponto de Vista O FANTASMA DE VOLCKERObama chama Paul Volcker, o veteraníssimo ex-presidente do Fed, que ajudou a estruturar o sistema financeiro dos EUA enfraquecido pela crise 09 UMA EMENDA NO MEIO DO CAMINHOA aprovação do marco regulatório do pré-sal no Congresso tornou-se mais complicada com a iniciativa que pretendedistribuir melhor o dinheiro dos royalties [Gabriela Guedes] 16 EM POUCAS MÃOSApenas 1% da cerveja produzida no País sai de dezenas de pequenos produtores. O restante vem de quatro gigantes [Rafael Hernandes] 18 A questão cambiaNossos “mercadistas” querem radicalizar o modelo vigente, apesar de seus espetaculares fracassos. É preciso buscar uma saída em outra direção [Lecio Morais] 20 Os ricos? cadê os ricos?Nos cálculos que indicam uma intensa mobilidade na base da pirâmide social brasileira, as informações sobre os mais endinheirados não entram. Se levadas em conta, revelariam um país ainda mais injusto [Tânia Caliari] 30 VITÓRIAs E DESAFIOS DE MORALESApós estatizar empresas importantes e distribuir recursos da exportação de gás natural para os pobres, o presidente reeleito quer industrializar a Bolívia [Natália Viana, de La Paz] 36 Autonomia, vírgulaA presidenta da Argentina, Cristina Kirchner, pressionada pela crise internacional, demite o presidente do BC, que se recusou a obedecê-la [Yuri M. Fontes e Flávio Dieguez] 38 MUITO BARULHO POR QUASE NADA A tensão em torno do projeto nuclear do Irã cresceu, embora o objetivo dos negociadores pareça ainda o de chegar a um acordo[Flávio Dieguez] 40 Uma tragédia anunciadaSó não se sabia a data exata do terremoto que atingiu o Haiti. Algo que pode se repetir na mesma escala em outras áreas do mundo subdesenvolvido [Flávio de Carvalho Serpa] 44 Inteligência e ousadia Livro de autora brasileira fala de como o mundo da TV aindase assombra com a produção curta e densa de Samuel Beckett para a telinha [Laurindo Leal Filho] 46 Direitos humanos e política Obra de diplomata brasileiro relata como comissão das Nações Unidas, que deveria apurar abusos, foi instrumentalizada [Flávia Piovesan] 48 Avatar: o outro sou eu James Cameron, que dirigiu o maior sucesso de bilheteria de todos os tempos, constrói um mundo que reafirma o poder do cinema clássico americano [Leandro Saraiva]
06 Ponto de Vista NO CLIMA DO ESCÂNDALOO debate sobre as mudanças climáticas se desenvolve de forma torta, como se o povo fosse incapaz de entender a ciência envolvida 09 PEÇAS QUE FALTAVAMO chamado ‘escândalo Daniel Dantas’ começa a ser mais bem esclarecido nos tribunais brasileiros e italianos [Raimundo Rodrigues Pereira] 14 Desmatar ou não, eis a questãoNo Congresso, estão em debate mudanças importantes no Código Florestal que podem permitir a redução de nossas reservas naturais [Rafael Hernandes] 16 A aposta de CabralO governador do Rio de Janeiro investe numa nova forma de atuação policial para melhorar a segurança pública [Maurício de Barros Castro] 18 O DILEMA DO ESCORPIÃOA irracionalidade do sistema de acumulação capitalista ganhou novos contornos com a grande crise financeira [John Bellamy Foster e Robert W. McChesney, de Monthly Review] 28 Trovoada e calmaria em CopenhagueA conferência do clima terminou de forma confusa e com pouca ação, embora os países em desenvolvimento tenham obtido ganhos [Flávio Dieguez] 32 A FOME NO IMPÉRIONos EUA, quase 50 milhões de pessoas ficam sem comer ou comem mal [Flávio Dieguez e Yuri Martins Fontes] 34 Um guerrilheiro no poderNo Uruguai, o ex-tupamaro Mujica quer levar adiante projetos sociais adiados em nome da estabilidade econômica [Flávio Dieguez] 36 UM TEMPO EXTRAORDINÁRIORio, Salvador e Recife irradiam formas de brincar o Carnaval que fogem ao padrão estabelecido pelas grandes redes de TV [Tânia Caliari] 44 Lume sobre o solidéu A elite eclesiástica brasileira, de Sergio Miceli, é obra fundamental para acompreensão da história recente da Igreja no Brasil [Walter Falceta Jr.] 46 O olhar do século XX O trabalho do grande fotógrafo francês Cartier-Bresson foi sintetizado em livro com mais de 150imagens [Cristiano Mascaro] 48 A rua e o cubo brancoAs possibilidades expressivas do grafite se revelam com mais intensidade em eventos recentes realizados em Paris e São Paulo [Sérgio Franco]
Photographe, journaliste, traductrice et actrice, elle chercha à faire converger esthétique et éthique révolutionnaire. Elle fut militante communiste et féministe, active au sein du Secours Rouge International (de l’Internationale Communiste) au Mexique et dans d’autres pays Par Ândrea Francine Batista et Yuri Martins-Fontes * [Traduction du portugais : Aloys Abraham, Emma Tyrou, Félix Gay, Jean-Ganesh Faria Leblanc, Laure Guillot-Farnetti] TINA MODOTTI; Modotti Mondini, Assunta Adelaide Luigia (Italienne – Mexicaine – Étasunienne, Údine/Italie, 1896 – Cidade do México, 1942) 1 – Vie et praxis politique Assunta Adelaide Luigia Modotti Mondini, plus connue sous le nom de Tina Modotti, est née dans une famille de travailleurs italiens. Dès son plus jeune âge, la condition sociale de sa famille la contraignit à travailler avec sa mère, Assunta Mondini Modotti, comme couturière dans une usine. Son père, Giuseppe Saltarini Modotti, travaillait comme fabricant de vélos en bambou dans une petite ville d’Autriche, avant d’émigrer en 1906 aux États-Unis à la recherche de travail, tandis que la famille resta en Italie. Enfant, Tina était déjà proche des luttes sociales : son parrain, Demétrio Canal, était membre du cercle socialiste d’Udine et son père, comme elle l’affirmait elle-même, était un « socialiste » et « un fervent partisan des causes syndicales », la conduisant ainsi à une mobilisation du 1ᵉʳ mai à une occasion. Tina s’initia à la photographie auprès de son oncle Pietro Modotti, qui possédait un petit studio où elle se rendait fréquemment. À 16 ans, en 1913, elle partit à la rencontre de son père qui vivait à San Francisco (États-Unis). Elle y débarqua alors à un moment où l’hostilité à la migration italienne grandissait dans le pays. Elle entra dans le pays avec un statut d’étudiante et dut déclarer qu’elle n’avait aucun lien avec le mouvement anarchiste. Son père, Giuseppe, avait pris le nom de Joseph et travaillait dans un studio photographique qu’il cogérait, tandis que Tina et sa sœur Mercedez faisaient des services de couture. Enchantée par l’art, Tina commença à fréquenter les théâtres et les expositions. C’est ainsi qu’en 1915, elle noua une relation avec le peintre et poète Roubaix de L’Abrie Richey – dit Robo –, qu’elle épousa. Ils déménagèrent à Los Angeles, où elle fut actrice dans des pièces de théâtre, des opéras et au cinéma; ses débuts dans l’industrie cinématographique eurent lieu dans le film muet The Tiger’s coat (1920). Au fil des années et du fait d’une vie artistique chargée, sa relation avec Robo entra en crise. C’est alors qu’elle rencontra le photographe Edward Weston, avec qui elle apprit l’art de la photographie, commençant ainsi sa carrière dans ce domaine. Tina et Weston construisirent une relation étroite et durable, à la fois amoureuse et professionnelle. En 1921, Robo s’installa au Mexique à l’invitation du ministère mexicain de l’Éducation. Il y emmena les œuvres de Tina afin de monter une exposition. En février 1922, cette dernière devait le retrouver, mais reçut la nouvelle de sa mort de la variole. Elle s’engagea alors à achever l’exposition qu’il avait commencée à l’Académie Nationale des Beaux-Arts, dans la ville de Mexico. En mars de la même année, la mort de son père la conduisit cependant à retourner aux États-Unis. Peu de temps après, en 1923, Tina et Weston prirent la décision de quitter les États-Unis pour le Mexique, enthousiasmés par les possibilités d’y trouver un environnement plus favorable pour développer leur créativité artistique ainsi que leur relation affective. Installés dans la capitale, ils commencèrent à fréquenter les cercles d’artistes socialistes, rencontrant rapidement le peintre muraliste Diego Rivera (1886-1957). En 1924, Tina posa pour Weston, dans un essai photographique nu – dont les images seront plus tard utilisées par Rivera dans certaines allégories de ses peintures monumentales (notamment dans le bâtiment central du Secrétariat à l’enseignement public de Mexico). À cette époque, Tina commença à travailler sur des projets photographiques avec le Mexicain Manuel Álvarez Bravo (1902-2002), en plus de contribuer aux campagnes de solidarité construites par l’Internationale communiste (IC). Elle y fut notamment active dans la campagne contre la condamnation de Nicola Sacco et Bartolomé Vanzetti (anarchistes italiens condamnés à mort et exécuté, aux États-Unis), et au sein du Comité de défense du Nicaragua (contre l’invasion étasunienne). En 1927, Weston retourna définitivement aux États-Unis, Tina demeurant au Mexique. Cette même année, elle entra au Parti communiste mexicain (PCM), collaborant aux photos et aux traductions pour son journal El Machete. Pour elle, l’activité politique revêtait un caractère très sérieux, de même que la conscience de ses responsabilités dans l’organisation. Engagée dans la lutte révolutionnaire, sa photographie adopta une perspective de classe, documentant le quotidien de personnes ouvrières, les luttes paysannes et les mobilisations sociales. Elle devint la principale photographe du mouvement muraliste mexicain, documentant les œuvres de ses principaux représentants, qui étaient aussi des militants socialistes : Diego Rivera (qui, à son tour, la représentera dans ses peintures murales), José Clemente Orozco (1883-1949) et Xavier Guerrero (1896-1974). Des réunions informelles chez elle étaient l’occasion de discussions sur le rôle de l’art et de la littérature dans le processus révolutionnaire. C’est dans ce contexte qu’elle rencontra, en 1928, son futur compagnon Júlio Mella (1903-1929), dirigeant du Parti communiste de Cuba, en exil au Mexique. La relation dura jusqu’à l’assassinat de Mella, l’année suivante, par des agents du dictateur cubain Gerardo Machado : au milieu des tensions politiques qui marquaient la période, ce dernier fut abattu une nuit de janvier 1929, alors qu’il marchait pour rencontrer Tina après une réunion de la section mexicaine du Secours rouge international (SRI, une organisation liée à l’IC qui venait en aide aux personnes persécutées et aux prisonniers politiques). Dans l’atmosphère anticommuniste de l’époque, compliquée par les différends entre les communistes eux-mêmes, le meurtre suscita beaucoup de spéculations, les journaux locaux accusant même Tina de la mort de Mella. Elle fut cependant rapidement blanchie après une enquête policière. Malgré l’épuisement émotionnel et politique dont elle souffrait, elle poursuivit fermement son militantisme dans le parti. En 1929, Tina Modotti se concentra intensément à la photographie. Ainsi, elleContinuar lendo “Le marxisme de Tina Modotti”
Sociologue, éducateur, député, il fut l’auteur d’un des premiers essais d’interprétation marxiste de la réalité bolivienne, et le fondateur du Parti de la gauche révolutionnaire (PIR, communiste). Par Marcos Vinicius Pansardi * [Traduction du portugais : Aloys Abraham, Emma Tyrou, Félix Gay, Jean-Ganesh Faria Leblanc, Laure Guillot-Farnetti] ARZE, José Antonio (Bolivien; Cochabamba, 1904 – Cochabamba, 1955) 1 – Vie et praxis politique José Antonio Arze y Arze est né au début du XXe siècle dans une famille de la classe moyenne peu aisée. Il est le fils de José Tristán Arze, petit entrepreneur et fermier. Il étudia le droit et les sciences politiques à l’Université Supérieure de San Simón (UMSS, Cochabamba), dont il sortit diplômé en 1926. Il y devint directeur de la bibliothèque et professeur de droit public ; puis professeur de sociologie et de droit indianiste à l’Université Supérieure de San Andrés (UMSA, La Paz). Encore très jeune, il fonda en 1921 l’Institut supérieur des artisans (ou Institut municipal nocturne des ouvriers), un établissement d’enseignement destiné à apporter la culture et les idées socialistes au prolétariat. La même année, il accéda au conseil d’administration d’Arte y Trabajo, revue importante fondée par Cesáreo Capriles, figure du mouvement radical bolivien naissant. Ce journal, dans lequel José Antonio Arze écrivit sous le pseudonyme de León Martel, contribua à donner de la visibilité à des étudiants qui allaient jouer un rôle central dans la politique bolivienne. Bientôt, il commença à éditer sa propre revue littéraire, El Paladín, qui publia trois numéros. En 1923, Arze voyagea en Argentine, en Uruguay et au Chili, pour le compte du Conseil municipal de Cochabamba, afin d’étudier les instituts de formation professionnelle pour les travailleurs. En Argentine, il découvrit le climat de la Réforme universitaire de 1918, un sujet qui l’intéressa toute sa vie. Plus tard cette année-là, il dirigea un groupe d’étudiants à la Faculté de Droit, et prit le contrôle de la fédération étudiante (son groupe était connu sous le nom de « soviétistes »). En 1928, à l’occasion du premier Congrès national des étudiants universitaires, fut créée la Fédération universitaire bolivienne (FUB), dont la mission était de promouvoir la réforme universitaire. A cette occasion, Arze et Ricardo Anaya signèrent conjointement un document considéré comme le premier essai d’interprétation marxiste de la réalité bolivienne. Autour de 1928, il participa à la première tentative de fondation d’un parti communiste en Bolivie avec deux autres personnages fondamentaux de la future histoire bolivienne : José Aguirre Gainsborg et Walter Guevara Arze. Ce parti resta dans l’historiographie sous le nom de Parti Communiste clandestin (PCc). Cependant, les délégués de l’Internationale communiste (IC) ne reconnurent pas cette organisation, qui fut dissoute, et imposèrent à la place un Groupe communiste (transformant ainsi le statut de l’organisation de parti en groupe). En juin 1929, Arze participa à la première Conférence des partis communistes latino-américains à Buenos Aires, qui se déroula presque immédiatement après la fondation de la Confédération syndicale latino-américaine (CSLA) et le VIe Congrès de l’Internationale communiste. En Bolivie, l’arrivée au pouvoir d’Hernando Siles (1925-1930) avait apporté l’espoir de réformes sociales. Pour former son gouvernement, il fit appel à de jeunes universitaires radicaux. Arze fut l’un de ceux qui acceptèrent l’invitation, et il fut affecté à la Commission pour la Réforme universitaire et au Ministère du Développement (1929-1930). Ce fut le premier de ses nombreux rapprochements avec les forces de gouvernement. Il régnait à l’époque un certain pessimisme quant à la possibilité pour les travailleurs des villes et des campagnes de s’organiser de manière autonome. Pour Arze, la classe laborieuse bolivienne était encore en voie de formation et, par conséquent, n’était pas encore prête à devenir un acteur politique important. Cette analyse de la réalité nationale ne changea pas au fil des années, ce qui conféra à ses projets d’organisation politique un caractère polyclassiste. Dans ce cadre, plusieurs objectifs furent atteints. La Révolution de 1930, à laquelle les dirigeants du FUB participèrent, y compris militairement, institua l’autonomie universitaire, cause défendue par Arze. Toujours en 1931, il tenta de créer une organisation politique singulière : la Confédération des républiques ouvrières du Pacifique (CROP) – sorte de parti communiste trinational incorporant des organisations de Bolivie, du Chili et du Pérou, qu’il envisageait comme un noyau de propagation de l’internationalisme prolétarien pour tout le continent. Mais le projet ne prit jamais forme. En octobre 1931, Arze se rendit à Montevideo pour visiter le Secrétariat sud-américain de l’Internationale communiste, dans le but de transformer la CROP en une section bolivienne de l’Internationale communiste. Cette tentative échoua, car l’IC vit dans cette organisation une tentative de fondation d’une nouvelle Alliance populaire révolutionnaire latino-américaine (APRA), c’est-à-dire un projet réformiste à tendance petite-bourgeoise. En décembre 1931, les membres de la CROP cédèrent aux critiques du Secrétariat, acceptèrent de dissoudre le groupe et renouvelèrent leur demande de création d’un PC bolivien. Avec le soutien du CSLA, ils parvinrent à fonder un Comité central provisoire, embryon d’un futur parti communiste dans le pays. Mais, à l’image des tentatives précédentes, ce projet demeura lettre morte. En dépit de ses efforts pour être accepté par l’IC, les entreprises d’Arze se heurtèrent systématiquement à l’organisation communiste. Il essaya à plusieurs reprises de créer un Parti communiste dans son pays, se rendant même à Moscou, mais en vain. Il fut toujours traité comme un intellectuel petit-bourgeois et sa participation au mouvement communiste ne fut jamais très bien acceptée. Le refus de l’Internationale communiste de reconnaître et de légitimer les efforts d’Arze, la figure la plus importante du mouvement communiste bolivien de l’entre-deux-guerres, constitua l’une des principales raisons de l’absence de parti communiste en Bolivie avant les années 1950. Arze demeura malgré tout fidèle aux lignes d’action programmatiques (et théoriques) de l’IC – bien qu’il ne fût jamais un cadre officiel de cette organisation. Sa défense des intérêts de l’Union soviétique – contre les positions des travailleurs locaux – lui valut plus tard d’être isolé au sein du mouvement ouvrier de son pays. Si les biographes ont tendance à considérer José Antonio Arze commeContinuar lendo “Le marxisme de José Antonio Arze”
06 Ponto de Vista O voo do Brasil 09 Nossas campeãs mundiais 12 A crise acabou? 18 Os sem-escola 21 Um tabu em questão 24 Os pequenos e o agronegócio 32 Um new deal para Obama? 36 Guerra santa 38 O outro muro 40 Bisbilhotando o pensamento vivo 44 Derrotas e revanches da dialética 46 Uma história do horror 48 A grua de bastardos inglórios
06 Ponto de Vista Nem liberalismo nem desenvolvimentismo 09 Produção em alta, Concentração em leve baixa 21 O mito do IDH 24 um Plebiscito Para o Pré-sal 30 Um século de luta 34 De mãos dadas 37 Guerrilheiro, Estrategista, Poeta 39 Uma janela para o passado 44 150 anos de A Origem das Espécies, a obra prima do capelão do Diabo 56 Salve, lina! 58 O estilo tardio de Said 60 A América de Mercedes Sosa 62 A Lucidez de Raulzito
06 Ponto de Vista O Petróleo e A questão nacional 09 No cravo. E na ferradura 11 Vitória do Batidão 16 Parece, mas não é 22 Pobre rio 24 Fim de ciclo? 26 Para todos os gostos 30 A Roda viva das PMEs 36 Os males da saúde 42 A guerra da droga 44 De volta ao fim do mundo 47 Jackson do Pandeiro, ás do sincopado 49 Hora de mobilização 51 Uma história tortuosa 53 O futuro das nuvens
06 Ponto de Vista As democracias de Hu e Obama 09 Só amenidades 12 Pequenas empresas, grandes questões 18 Atirando para matar 21 O sonho acabou? 29 Eleição debaixo de bala 38 Luta de classes islâmica 32 A Revolução aos 80 41 ’Enfia essa câmera no rabo’ 44 Autópsia do terror 47 Emily entre nós
06 Ponto de Vista A trilha sonora da revolução de 30 13 MUITO ALÉM DO LINUX 09 UM CERTO ALÍVIO 16 UMA SAÍDA À OBAMA 29 AVANÇO SILENCIOSO E POLÊMICO 32 ZELAYA VOLVERÁ? 35 ALGO MUDOU. E, PARECE, PARA PIOR 44 JEAN ROUCH ENTRE NÓS 47 BOAL GLOBALIZADO
06 Ponto de Vista A fonte que fala 09 Luz e sombra 12 Os muros do Rio 12 Era pouco… e se acabou? 16 A questão do recife 20 O império em xeque 30 A pretensão chinesa 33 A legalização da tortura 36 Mecenato com recurso alheio 40 O artista dos oprimidos 46 Exterminadores do passado 49 No meio do caminho
06 UM PLANO PARA DILMA 09 O CAÇA-FUMANTES 12 OS MUROS DO RIO 14 Um PROGRAMA para todos (até para os mais pobres) 28 UMA TRISTE HISTÓRIA QUE SE REPETE 31 ENTRE O CRIME E O DIREITO 37 UM ATLAS CONTRA O ARCAÍSMO 40 AS CONTRADIÇÕES DE OBAMA 44 O PESO DA IDEOLOGIA 49 CEM ANOS DE SOLIDÃO
Ponto de vista O GOVERNADOR E SUA HISTÓRIA À PAULISTA A Imprensa Oficial de São Paulo lançou livros que revalorizam a elite paulista. Uma manobra de Serra, de olho na sucessão 6Clima OS MALES DO AQUECIMENTO LOCAL O inverno se aproxima e com ele agravam-se os problemas de saúde. Mas não apenas a natureza é responsável por isso Rafael Hernandes 9Crise O NÓ DO ORÇAMENTO O governo está reduzindo as previsões de gasto. É porque está amarrado a um modelo que não está voltado para o crescimento do País Lia Imanishi Rodrigues 12Sociedade UM DRAMA EM BUSCA DE EXPIAÇÃO A mídia e políticos conservadores confundem a opinião pública ao dizerem que a pedofilia é coisa de “monstros” Léo Arcoverde 22Defesa O PAÍS VAI ÀS ARMAS O governo faz grandes planos para modernizar as Forças Armadas e se prepara para defender a Amazônia da ambição de “uma grande potência” Carlos Azevedo 30Israel UM ACORDO. E MUITO MAL-ESTAR O governo liderado pelo Likud confirma o rumo que o país tomou há anos Armando Sartori e Yuri Martins Fontes 36Ciência A PRÓXIMA REVOLUÇÃO Os computadores pessoais promoveram mudanças em escala planetária. A computação quântica pode ser ainda mais avassaladora Flavio de Carvalho Serpa 41Paisagismo O MARX DOS CACTOS E DAS CURVAS Um dos principais paisagistas do século XX, Burle Marx completaria cem anos se fosse vivo Ana Castro 45Política CASO DANTAS: UM DEBATE O presidente da Previ, Sérgio Rosa, e o repórter RaimundoRodrigues Pereira discutem as conclusões do artigo publicado na última edição de Retrato do Brasil 48
Ponto de vista AS FORMAS DE DITADURA O que está por trás do debate sobre as metamorfoses do regime militar brasileiro dos anos 1964-1985 6População A IMIGRAÇÃO DOS EMIGRANTES A crise econômica global começa a empurrar para casa os brasileiros que foram fazer a vida no exterior. Na bagagem, muitos problemas Natalia Viana 9Política O DIABO DAS TELES A expulsão de Daniel Dantas das telecomunicações foi como um exorcismo, que só confundiu a compreensão dos complexos problemas nascidos da privatização Raimundo Rodrigues Pereira 12Futebol DRIBLANDO A LEI Com o fim do passe, os jogadores deveriam deixar de ser mercadorias. Mas há muitas formas de manter tudo mais ou menos como era no passado Rafael Hernandes 31Nepal AVANÇO REVOLUCIONÁRIO Os maoistas, aliados a outras forças, enfrentam o desafio de conduzir a transição com um programa moderado e sem perder a revolução de vista Samir Amin 33Reportagem PARAISÓPOLIS, UM LUGAR COMO POUCOS Encravada em meio a riqueza, a grande favela paulistana é um local em que a violência é menor que a de regiões bem mais ricas Léo Arcoverde 36Clima O PARADOXO DO ÁRTICO O gelo do polo Norte pode acabar, disseram alguns cientistas. Agora, descobriu-se que ele voltou a aumentar Verônica Bercht 44Cinema MUITO ALÉM DO VÍDEO Documentários ajudam a recuperar a identidade de povos indígenas e os apresentam à sociedade como expressões da diversidade cultural Carlos Azevedo 47Livro UMA HISTÓRIA POSSÍVEL Na Colônia e no Império, a matemática pouco se desenvolveu. Só no século XX a disciplina adquiriu papel relevante no Brasil Tiago Tozzi 49
Ponto de vista O “PEPINAÇO” DE LULA O Brasil não está melhor que os EUA e a China diante da crise. Ao contrário dos dois países, é vítima de uma sangria financeira 6Reforma agrária POUCA COMEMORAÇÃO E MUITA POLÊMICA O MST fez 25 anos. Na festa de seu aniversário, no entanto, não teve o que festejar quanto à distribuição de terras no governo Lula Carlos Azevedo e Tânia Caliari 10Mineração QUEM PAGA A CONTA Se depender das grandes empresas, são os trabalhadores e as cidades mineradoras que devem arcar com as consequências da crise Rafael Hernandes 23Reportagem ÔNIBUS 35059 Nosso repórter atravessou o Brasil de sul a norte na mais extensa linha regular do País Léo Arcoverde 28Células-tronco ENTRE PROMESSAS E ESPERANÇAS Brasileiros obtêm avanços importantes nas pesquisas. Porém, o uso terapêutico ainda está distante Flávio de Carvalho Serpa e Verônica Bercht 37Crise A RAPOSA E O GALINHEIRO Nos EUA, o controle da especulação financeira acabou nas mãos dos especuladores Flávio de Carvalho Serpa 42Palestina O DIA SEGUINTE Há evidências de que, no brutal ataque de Israel à Faixa de Gaza, teriam sido empregadas até mesmo armas proibidas internacionalmente Yuri Martins Fontes 44Livro A SAGA DE MAZAGÃO A transferência, no século XVIII, da população da cidade-fortaleza lusa para o atual Amapá refletiu as grandes mudanças da geopolítica mundial José Carlos Ruy 48
Ponto de vista OBAMA E A CRISE Parece que o novo presidente americano quer enfrentar a crise com uma mobilização como a que o elegeu, sem descer à raiz dos problemas 06Política FERIDA ABERTA Setores do governo querem a punição aos torturadores da ditadura. Mas há quem considere o assunto encerrado pela Lei da Anistia Carlos Azevedo 08Reforma tributária ATÉ MARÇO… O substitutivo de Mabel é uma contra-reforma: piora o já perverso sistema tributário. O adiamento de sua votação vai permitir que ele seja melhorado? Tânia Caliari 16Polícia A PRIMEIRA VEZ NINGUÉM ESQUECE Baixos salários, inabilidade do governo e desprestígio levaram os policiais civis à primeira greve em 104 anos de sua história Léo Arcoverde 19Venezuela A HORA DA REFLEXÃO Chávez ganhou outra batalha eleitoral. Mas a vitória não esconde os graves problemas políticos e sociais que a Revolução Bolivariana enfrenta Yuri Martins Fontes 22Livro 1 TRAPALHADAS E CORRUPÇÃO É assim que Legado de cinzas descreve boa parte da atuação da CIA em todo o mundo ao longo de suas seis décadas de existência Flavio de Carvalho Serpa 28Fotografia IMAGENS DE UMA METAMORFOSE Cristiano Mascaro fala sobre o trabalho de Becherini, que registrou uma São Paulo que hoje é praticamente irreconhecível 32Livro 2 NOS CÉUS DO BRASIL Ozires Silva reconta sua história da indústria aeronáutica brasileira 40 anos depois da decolagem do Bandeirante. Mas a saga começa bem antes dele Álvaro Caropreso 35Ciência BOTANDO PRA QUEBRAR NO LHC Os cientistas do Grande Colisor de Hádrons querem mesmo é achar algo que chacoalhe as explicações do Universo Flávio de Carvalho Serpa e Verônica Bercht 38
Ponto de vista DILEMAS PÓS-ELEITORAIS Lula lançou Dilma para presidente. É para valer? E Serra? Vai continuar criticando a política econômica que seu partido defende desde a era FHC? 06 Polícia A PROVAÇÃO DE BRAZ A história do homem do Opportunity que teria tentado subornar Protógenes Queiroz foi contada pelo delegado e pela TV Globo de um jeito. Vamos contá-la de outroRaimundo Rodrigues Pereira 08 Esporte A SAÚDE PODE FICAR DISTANTE Os esportes de alto rendimento cobram caro aos atletas e muitos ficam com seqüelas físicas e emocionais Rafael Hernandes 23 Reportagem UMBANDA, EM PERMANENTE MUTAÇÃO Em seu centésimo aniversário, a primeira religião brasileira ainda enfrenta preconceitos e prossegue em sua adaptação aos tempos atuais Tânia Caliari 28 Infra-estrutura TURBULÊNCIA EM SOLO O governo quer privatizar aeroportos, mas encontra resistência de especialistas e de sindicalistas Priscila Lobregatte 37 Colômbia O PRESIDENTE EM APUROS Uribe tem de responder por violações de direitos humanos e pelo fracasso do Plano Colômbia Yuri Martins Fontes 40 Livros ALÔ, REPÓRTER ESSO, ALÔ Uma história do noticioso que precedeu o Jornal Nacional nadefesa dos interesses dos EUA Laurindo Leal 43 Pesquisa espacial UM GRANDE PASSO… A Índia é outro país pobre que se aventura ao espaçoprofundo Flávio Dieguez 48
Ponto de vista É HORA DE CHAMAR A PETROBRAS A primeira decisão sobre os campos gigantes de petróleo do chamado pré-sal é contratar a estatal que os descobriu, para avaliar toda a sua extensão 04Reportagem MOTOBOYS, O EXÉRCITO DA SALVAÇÃO Em São Paulo, uma cidade com o trânsito cada vez mais travado, eles se tornaram essenciais Rafael Hernandes e Tânia Caliari 06Sindicalismo CENTRAIS RECONHECIDAS, POLÊMICA ABERTA Entidades nacionais poderão representar os trabalhadores na Justiça. Em debate, uma nova forma de financiamento do sistema sindical Priscila Lobregatte 14Mercado editorial CONCENTRAÇÃO E DESNACIONALIZAÇÃO As grandes editoras de livros, muitas estrangeiras, expandem seu domínio. As pequenas esboçam reação Péricles Sampaio 18Mercado fonográfico O OUTRO LADO DO DISCO O CD mergulha em crise, e o velho “bolachão” de vinil ressurge. No Brasil, até o governo atua para reativar nossa única fábrica de LPs Lauro Mesquita 22Entrevista UMA PROPOSTA PARA O PRÉ-SAL Ildo Sauer, um dos maiores especialistas do País na área de energia, ex-diretor da Petrobras fala a RB | Alvaro Caropreso, Armando Sartori e Raimundo Rodrigues Pereira 28Política internacional A RÚSSIA VOLTA AO JOGO O país mostrou força na crise da Geórgia. Os EUA pouco fizeram pelo pequeno aliado Armando Sartori 44Livro UM DISCÍPULO DE MARX, EUCLIDES E LOBATO Biografia destaca os intelectuais que mais influíram no pensamento de Caio Prado Junior, autor de Formação do Brasil Contemporâneo Julio Veloso 48
Ponto de vista OUTRA SAÍDA PARA A CRISE O capitalismo enfrenta a terceira grande turbulência de sua história. Agora, talvez seja possível uma solução diferente 06Reportagem A LUTA CONTINUA? Três décadas após as greves históricas que mudaram o País, os metalúrgicos do ABC comemoram avanços. Mas há quem critique as novas lideranças Tânia Caliari 08Economia O RENASCER DE UMA INDÚSTRIA O setor naval brasileiro, um dos maiores do mundo nos anos 1970, quase morreu. Hoje, graças a incentivos estatais, está ressurgindo com vigor Rafael Hernandes 17Economia CRISE E EXPIAÇÃO A turbulência financeira que assola o mundo capitalista é gigantesca. E tende a ter dramáticas repercussões Raimundo Rodrigues Pereira 20Produção cultural FORA DO EIXO, NO RUMO CERTO Artistas sem espaço no circuito tradicional se organizam para construir novas cenas da cultura brasileira Lauro Mesquita 36Internet DO CÉU À TERRA A rede mundial de computadores se envolve cada vez mais num contraditório processo de disputas sociais Flávio Dieguez 39Bolívia PRESSÃO POPULAR E AVANÇO Mais de 100 mil manifestantes diante do Congresso empurram a oposição boliviana a acordo com o governo Morales Yuri Martins Fontes 43Sociedade FORÇANDO A BARRA A classe média já é maioria no Brasil, dizem. Mas a conclusão soa estranha até mesmo para muitos dos novos incluídos na categoria José Carlos Ruy 47
Traducción: Ivan Leichsenring y Yuri Martins Fontes [revisión de la traducción: Fabio Maldonado y Pablo Carrizalez Nava]. Manuscritos inéditos1 quand la pauvreté entre par la porte, l’amour s’envoie par la fenêtre 2 Carta al Comité Regional de San Pablo del Partido Comunista de Brasil (noviembre de 1932)3 En respuesta a su comunicación se declara lo siguiente: (…) el CR está profundamente engañado sobre mi persona (…). [En contra de la acusación de intentar “fundar un periódico pequeño-burgués] La línea de este periódico sería, sin embargo, nítidamente marxista-leninista. De otra manera, a mí no me interesaría. (…) Pero la obligación de todo el mundo es intentar, no cruzar los brazos y declarar de antemano que actuar es inútil o imposible. Se deben aprovechar todas las posibilidades legales, los “intersticios de la legalidad”, como decía Lenin, que siempre existen, en mayor o menor proporción. Pero para saber cuáles son estas posibilidades, es necesario comenzar a trabajar, y aprender con la experiencia, no querer simplemente adivinar. Es lo que yo pretendía hacer. Para animarme, estaba ahí el ejemplo del “Pravda”, que salió regularmente de 1912 a 1914 en plena Rusia zarista y autocrática, es decir, en un régimen mucho más opresivo que el nuestro (…). [En contra de la acusación sobre haber escrito una tesis “trotskista” que se oponía a la revolución democrático-burguesa] El CR quiere provocar una revolución democrático-burguesa. Pero eso es absurdo. Nadie puede dirigir los acontecimientos. El papel del PC sería, en el caso de que se procese una revolución burguesa, encabezarla. Pero para eso, es necesario antes indagar si de hecho en Brasil existe la inminencia de una revolución burguesa. Y eso es lo que niego. Si eso fuera así, no faltarían sus síntomas, y ninguna persona con buen juicio lo podría negar. Cuando en Rusia, Lenin aconsejaba al proletariado a conducir la revolución burguesa, no había quien negara la inminencia de esa revolución, que era tan evidente.(…) La única divergencia era sobre la forma de cómo realizarla.(…) La burguesía pretendía hacerla ella misma (…), los bolcheviques, al contrario, con Lenin a la cabeza, querían una activa participación de los operarios y campesinos; pretendían además que se implementara la dictadura proletaria y campesina, y finalmente, que la revolución burguesa se transformara en una revolución socialista. ¿Se puede afirmar que algo semejante pasa en Brasil? Es lo que niego, pero me gustaría poder comprobarlo, no con imposiciones o amenazas, sino con argumentos. Y el CR puede estar seguro que le sirven mucho más los colaboradores conscientes y sinceros, que los oportunistas sin opinión propia (…) [cuya] colaboración no tiene convicción (…). Pero los que intentan ser sinceros, nunca faltarán cuando sean convocados para luchar. Notas (Diarios Políticos, abril de 1937)4 La lucha será fatal. (…) Esa gran lucha antifascista se encuentra todavía en sus primordios. Permanece por ahora en un plan restricto de politiquería. (…) La oposición está en contra de Getúlio; los de la situación probablemente se dividirán. (…) Estas son las perspectivas hacia un futuro inmediato. Pero evolucionarán rápidamente hacia una situación mucho más profunda y aguda. Y esa será la polarización entre fuerzas fascistas y antifascistas, que se resolverá finalmente en el terreno de la lucha armada. “1937” (ensayo inédito/ Diarios Políticos, París, diciembre de 1937)5 (…) La “cuestión social”, tomada en una acepción o sentido lato, fue durante el Imperio, la cuestión servil. El régimen anterior la resolvió –por lo menos en lo esencial– aboliendo la esclavitud en vísperas de la República. Cabía a esta completar la obra de la abolición, extirpando los residuos del régimen esclavo que aún permanecían y se mantenían en gran parte. No bastaba evidentemente con liberar a los esclavos. Era necesario comenzar a incentivar la moral del trabajador brasileño y valorar su trabajo, profundamente impregnado aún por el espíritu de los cuatro siglos de esclavitud. La primera generación de dirigentes republicanos, formada según la tradición esclavista, apenas entendía la necesidad de la abolición. Pero esto no fue algo uniforme. Algunos la apoyaron, otros la aceptaron, debido a las circunstancias del momento, que la imponían. Ir más allá les resultaba imposible, y la ley del 13 de Mayo representó la última etapa de la campaña de liberación del trabajador nacional. El nuevo problema era la liberación social, (liberación social en el sentido brasileño de aquel momento) que se imponía después de la liberación jurídica, que ni se recuerda. La cuestión social brasileña, que ya existía de esa forma, se complicó con esa otra situación, desconocida hasta entonces en nuestro medio, y que es el surgimiento proletariado industrial, que surge propiamente en Brasil, en el primer decenio del siglo actual. Durante la Gran Guerra, la industria brasileña pasa por un período de desarrollo, y el proletariado industrial se hace sentir. Esta nueva cuestión social no pasó tan desapercibida como la anterior, porque se centraba permanentemente en las agitaciones operarias que comenzaban a sentirse en el país. Así mismo, el problema se siente más de lo que se comprende, según la famosa frase de un dirigente, ex presidente de San Pablo, que define muy bien la actitud de los dirigentes brasileños: “la cuestión social es una cuestión de policía.” Finalmente, el tercer problema básico, debido a las nuevas condiciones brasileñas, era un problema general de reorganización política. La estructura del país, después de las fluctuaciones del primer decenio republicano, se sostenía en las bases que antes describimos. En cada estado, hay una pequeña oligarquía que asume el poder. Normalmente, existe otro grupo en la oposición, con el que disputa. Pero situación y oposición no se distinguen bien, sino por la diferencia de dirigir o no la cosa pública. El contenido de ambas es lo mismo: composición social, programa –o falta de programa–, y finalidad. Esta situación corresponde al estado embrionario de nuestra formación política en el inicio de la República. Los cuarenta años que siguen modifican, y sobre todo complican la simplicidad anterior. El aumento de la población, la madurez de las nuevas clases sociales que el Imperio ignoraba o que solo conocióContinuar lendo “Capítulo 10 – CUADERNOS Y CORRESPONDENCIA [manuscritos inéditos]”
Traducción: Mariana Cerdeira y Yuri Martins Fontes [revisión de la traducción: Pedro Rocha Curado] Traducido de O que é filosofia (San Pablo: Brasiliense, 1981 – colección Primeiros Passos, n. 37); ensayo publicado originalmente en Almanaque, n. 4, Ed. Brasiliense, 1977. No necesitamos buscar en la infinidad de conceptos de “filosofía” –tal vez sea uno distinto por cada autor de cierta influencia, y frente a la imprecisión de las formulaciones se suman incluso posiciones contradictorias– no necesitamos buscar ahí la falta de certeza e imprecisión que reinan, sobre todo en nuestros días, en lo que concierne al objeto de la especulación filosófica. Mucho más ilustrativa es la consulta a los textos filosóficos o a cualquier exposición o análisis del desarrollo histórico del asunto. Así, de todo se trata o se ha tratado en la “filosofía”, y hasta los mismos asuntos, o aparentemente los mismos, se consideran en perspectivas separadas unas de otras, de tal modo que no se combinan ni articulan entre sí, volviéndose imposible contrastarlas. Para algunos, esa situación es no solo normal, sino plenamente justificable. La filosofía sería eso mismo: una especulación infinita y desagregada alrededor de cualquier asunto o cuestión, según el gusto de cada autor, sus preferencias y humores. Existirá también quien afirme que no cabe a la filosofía “resolver”, y sí únicamente sugerir cuestiones y proponer problemas, hacer preguntas cuyas respuestas no tengan un mayor interés, con el único fin de estimular la reflexión y la curiosidad. Hasta se afirmó que la filosofía no era más que una “gimnasia” del pensamiento, entendiendo por eso el simple ejercicio y adiestramiento de una función –en este caso, del pensamiento en vez de músculos– sin otra finalidad que esa. A pesar de que gran parte de la especulación filosófica, particularmente en nuestros días, parece confirmar tal punto de vista, este seguramente no es verdadero. Existe, sin dudas, un terreno común donde la filosofía, o aquello que se ha entendido como tal, se confunde con la literatura (en el buen sentido, entiéndase bien) y no objetiva realmente conclusión alguna, destinándose solamente, como toda literatura, al entretenimiento que proporciona, a llevar a los lectores u oyentes –a partir de esos centros condensadores de la conciencia colectiva que son los profesionales del pensamiento– impresiones y estados de espíritu, emociones y estímulos, dudas e indagaciones. Pero ese terreno que la filosofía, o por lo menos aquello que se ha entendido como “filosofía”, comparte con la literatura, no es toda la filosofía, ni siquiera su parte principal o más importante. Y ni siquiera, por lo menos a mi modo de ver, aún con todo el interés que pueda representar, constituye propiamente “filosofía”, y debería antes confundirse, en la clasificación y hasta mismo en la designación, con la literatura misma con la que ya presenta tantas afinidades. Pero aunque la filosofía literaria conserve su status y calificación, es necesario que a la par de ella y con ella se desarrolle también una filosofía de otro tipo que dé respuesta, en la medida de lo posible y de forma precisa, a las cuestiones que efectivamente en ella se proponen. La filosofía puede en rigor ser tratada literariamente, como pueden serlo la ciencia y el conocimiento en general. Pero que eso sea la forma, no el fondo. Ese fondo es otra cosa que, a pesar de todo, se percibe en todo filósofo verdadero, por más que se disfrace en un pensamiento confuso, disperso, sin un objetivo aparente ni seguro. Que se percibe sobre todo en la filosofía en conjunto como manera específica de tratar los asuntos de los que se ocupa, por más variados y dispares que sean. Con toda su heterogeneidad, confusión y hermetismo de muchos de sus textos desparramados en un lenguaje accesible únicamente a iniciados –o mejor, más que accesibles de hecho, que ellos creen que son accesibles–, con todo eso, la filosofía encuentra resonancia que, si no fuera otro el motivo, ya por sí bastaría para comprobar que en ella se acogen cuestiones que tienen mucho que ver con los intereses y aspiraciones humanas que deben, por eso, atenderse, y no frustrarse por la ausencia o el desconocimiento de un objetivo o rumbo seguro de parte de quienes se ocupan del asunto. Pero, ¿dónde encontrar ese “objeto” último y profundo de la especulación filosófica hacia el que converge y donde se concentra la variada problemática de la que la filosofía se ocupa a través de los siglos y en todos los lugares?; ¿y de qué trata? Es muy importante determinarlo, porque eso ahorraría esfuerzos que tan frecuentemente se pierden en indagaciones inútiles o mal elaboradas; y que, concentrados en la dirección de un objetivo legítimo y claramente definido, reunirían un máximo de probabilidades de alcanzar ese objetivo, o por lo menos de aproximarse a él. ¿Existirá, ese objeto central y legítimo de toda la especulación filosófica, un denominador común que, aunque disfrazado y mal explicitado, oriente más o menos inconscientemente aquella especulación? Creo que sí, y su determinación constituye una tarea necesaria y preliminar de la indagación filosófica; y, ciertamente, aunque no llegue luego a una precisión rigurosa (si es que fuera posible), será por cierto de resultados altamente fecundos. El punto de partida de esa determinación debe ser, para que nada se pierda en la objetividad, la consideración y el examen del propio contenido y desarrollo de aquello que se entiende por investigación filosófica y del conocimiento en general. Muchas veces, la filosofía se considera como un complemento de la ciencia y de la elaboración cognitiva en general; como su coronamiento y síntesis. Ese concepto de la filosofía se encuentra, además, más o menos expresamente formulado en gran parte de las definiciones y explicaciones que se ofrecen sobre ella, aun cuando se trata de los modelos más alejados y hasta antagónicos. Hasta el siglo XVIII y quizás el siguiente, la filosofía todavía se confundía con la ciencia; y de las filosofías particulares (como por ejemplo la “filosofía química”, que no es más que nuestra química sencillamente) se pasaba imperceptiblemente a asuntosContinuar lendo “Capítulo 9 – QUÉ ES LA FILOSOFÍA [1977]”